NOM : Grondin, Jean-Luc
TITRE : Jaseur boréal (croquis - 6 oiseaux)
MÉDIUM : Plombagine
ANNÉE : 1994
DIMENSIONS (Larg. x Haut.) : 41 x 33 cm
DONATEUR : Monsieur Gérard Gendreau
Note : Trousse pédagogique disponible

   
 














  NOM : Grondin, Jean-Luc
TITRE : Jaseur boréal (étude couleurs)
MÉDIUM : Gouache vinylique
ANNÉE : 1994
DIMENSIONS (Larg. x Haut.) : 38 x 46 cm
DONATEUR : Monsieur Gérard Gendreau
Note : Trousse pédagogique disponible
   
 


 

 

 


 

  NOM : Grondin , Jean-Luc
TITRE : Jaseur boréal (croquis - 7 oiseaux)
MÉDIUM : Plombagine
ANNÉE : 1994
DIMENSIONS (Larg. x Haut.) : 41 x 33 cm
DONATEUR : Monsieur Gérard Gendreau
Note : Trousse pédagogique disponible

 

   


Jean-Luc Grondin

Lieu de naissance : Saint-Gédéon de Beauce
Lieu de résidence actuel : Tewkesbury (Québec)
Lieu de travail actuel : Tewkesbury (Québec)

Jean-Luc Grondin a deux passions: l'art et les oiseaux. Enfant, il griffonne et gribouille partout et n'importe quand. C'est à l'adolescence qu'il s'éprend du monde de la nature, des oiseaux en particulier. À vingt ans, diplômé en sculpture de l'École des Beaux-Arts de Québec, il essaie en vain de vivre de son métier.


Il se résoudra à travailler comme illustrateur au Jardin zoologique de Québec. Au bout de dix ans, il quitte cet emploi et réussit enfin à se consacrer exclusivement à la peinture, précisément aux portraits d'oiseaux, D'observateur qu'il était au début de sa carrière, il devient au fil des ans « voyeur » d'oiseaux professionnel, sans diplôme.

Grondin a exposé ses oeuvres dans les principales villes du pays, notamment lors d'une tournée pan?canadienne de Vancouver à Québec (1982-1984) et, plus récemment à Paris (1991), à Tokyo et 0saka (1995) et à Easton, Maryland(1999). Elles servent aussi à illustrer quatre timbres de Postes Canada (1986), un timbre de Habitat faunique Canada (1989) et un autre de la Fondation québécoise de la faune (1988). À partir de ses dessins, la Monnaie royale canadienne a fait graver quatre pièces en 1 994, une cinquième en 1 997 et deux autres à l'occasion de l'an 2000.

Savoir que Jean-Luc Grondin est un perfectionniste qui ne met jamais moins de trois mois à réaliser un tableau, la chose impressionne le curieux et explique partiellement la relative chèreté de ses toiles. De toute manière, cela n'est pas une énigme : un seul coup d'oeil à l'une de ses oeuvres nous renseigne. Qu'est-ce donc que cet attrait particulier?

On lève un coin du voile lorsque l'on apprend que Jean-Luc Grondin, cet ancien employé de jardin zoologique, avant même d'aborder la peinture, s'est longuement adonné à l'étude de la sculpture. La troisième dimension! L'art de Grondin n'est qu'une longue, patiente et raisonnée chasse à la troisième dimension, qu'il capture et concentre sur une mince couche, par touches si minuscules qu'on n'en saurait voir la moindre trace.

Cette peinture, qui s'approprie si magiquement volumes, mouvements et reliefs, ne présente aucune aspérité. Mystère. Chaque toile, comme une tranche de vie sauvage, semble n'avoir jamais été touchée par la main de l'homme. Nature vivante, nature vierge, telle que l'a inventée le créateur, Grondin.

Une critique de Régis Tremblay :

Vouloir expliquer ce saisissement de I'oeil en invoquant la précision du trait ou la fidélité de la représentation ne suffit pas. Aucune photographie, si parfaite soit-elle, ne produit pareil effet. Ce qui subjugue à ce point n'est pas tant la technique fabuleuse, que l'illusion de la vie. Non pas la vie. Car entre les deux, il y a un monde: l'art.

Illusionniste, Jean-Luc Grondin l'est justement parce qu'on ne saurait expliquer à quoi tient l'effet Grondin, où est le truc! Il serait instructif, et non nécessaire, d'aller trouver l'animalier dans sa tanière de Tewkesbury pour le surprendre en train de manipuler un oiseau mort qu'il a tiré du congélateur: gélinotte huppée, palombe, balbuzard pêcheur ou hirondelle des granges.

On est fixé: l'artiste n'élabore pas ses compositions à partir de photographies, afin d'éviter les déformations grossières de l'objectif, cet oeil froid qui ne saurait être le miroir de l'âme du peintre. Voilà enfoncé le vieux mythe de la précision photographique. En peinture comme en photographie, la vérité ne peut être qu'une création de l'artiste.