NOM : Drouin, Rolland
TITRE : Nuit de février
MÉDIUM : Huile sur toile
ANNÉE : 1978
DIMENSIONS (Larg. x Haut.) : 91 x 60 cm
DONATEUR : Madame Itha Drouin
 
   
 
  NOM : Drouin, Rolland
TITRE : La veillée du Jour de l'An
MÉDIUM : Huile sur toile
ANNÉE : 1967
DIMENSIONS (Larg. x Haut.) : 91 x 60 cm
DONATEUR : Madame Itha Drouin
   


Rolland Drouin

Membre de l'International Art Guild (I.A.G.), de la Société des Artistes Professionnels du Québec (S.A.P.Q.), et de la Société des Artistes En Art visuel du Québec (S.A.A.V.Q.) Peintre autodidacte originaire de St-Joseph de Beauce, il naquit le 8 octobre 1912.

À peine âgé de 6 ans, Rolland Drouin dessine déjà. Sa mère l'observe, tout comme son fils, à cet âge le dessin la fascinait. Néanmoins, elle dirigea le jeune Rolland vers le collège pour qu'il y poursuive des études plus prometteuses que celles d'artiste-peintre. Mais en lui dort cet héritage du goût du dessin, du jeu des couleurs. En classe, il couvrait


les feuilles blanches de paysages qui faisaient partie de son univers de collégien et ses études passaient en second plan.

Malgré les instances de sa mère au sortir du collège, il refuse de se diriger vers une carrière autre que celle d'artiste et pour obéir à cet appel mystérieux, à l'âge de 21 ans, il opte définitivement pour la peinture. Rien d'autre ne l'intéresse malgré les aléas inhérents à la vie d'artiste.

A 25 ans, il épouse une jeune fille originaire de Beauceville, ltha Grenier, professeur de piano. C'est ce sens inné du beau, sur un plan différent, qui les a rapprochés et sa jeune épouse l'encourage dans ses projets. Malgré la crise économique qui sévissait à travers l'Amérique à cette époque, ses premières toiles trouvaient toujours un acquéreur. Ce qui ressort de ces années, dans ce coin du pays du Québec, le traditionnel cadre qui décorait le salon, fut remplacé petit à petit par une toile de Drouin. Toutefois, ce n'était pas la fortune. Tenace, il s'engage vers l'art commercial qu'il avait étudié peu avant son mariage. De nouvelles possibilités s'offrent à lui : la décoration des ornements d'églises, tels que bannières, drapeaux de différentes congrégations, tableaux d'inspiration religieuse, chemins de Croix. Jusqu'en 1960, Rolland Drouin se donnera tout entier à ce mode d'expression.

Pendant l'année 1961, la décoration murale d'établissements publics et privés prend tout son temps. Parfois, il s'évade, fait quelques tableaux sur un fond gris d'où surgissent des ombres, des paysages; il invente alors sa manière d'expression. C'est en 1964 qu'il se lance définitivement vers la peinture. Ses tableaux se vendent, il n'a jamais une seule toile en atelier ; il lui est impossible de monter une exposition. Il est particulièrement attaché à la description de scènes d'automne et d'hiver et, toute sa vie, il doit défendre sa manière de peindre influencée par aucune école.

Ayant épuisé les ressources de sa technique, il cherche de nouveaux moyens d'expression. Peintre figuratif, il peint les arbres de son Québec, les maisons de style normand, tantôt au pinceau, tantôt à la spatule, d'où éclatent couleur et lumière. Paysagiste prolifique, ses peintures se retrouvent dans des pays aussi éloignés que le Japon, les États-Unis et l'Europe.

Des milliers de personnes se souviennent d'avoir admiré une toile longue de 85 pieds et haute de 16 pieds, représentant la ville de Québec vue de Lévis ; malheureusement le feu a détruit cette oeuvre.

Les premiers temps de la colonie ont été pour lui une source d'inspiration. À l'aide de documents historiques, il compose 100 toiles sur le Vieux Québec, son histoire, ses coutumes. Cette collection louée par Bell Canada lors de l'ouverture de son édifice sur le chemin St-Louis a, depuis, été achetée par un Montréalais.

En 1965, il est membre fondateur de la Société canadienne des artistes-peintres, dont il fut le vice-président pendant 2 ans.

Au cours d'un récent voyage en U.R.S.S., Rolland Drouin offrait au Président de la Maison des amitiés et des échanges culturels de Moscou, un de ses tableaux représentant une scène d'automne canadien. Cette toile sera conservée dans les voûtes du Musée des artistes étrangers qui ont fait don d'une de leurs oeuvres à l'U.R.S.S. Au cours de ce même voyage, Rolland Drouin rencontrait le Président du Comité de révisions des Arts de Kiev, M. Nicolas Gloutchenko, artiste-peintre renommé en U.R.S.S. Ce dernier le gratifiait d'un de ses tableaux qu'il ajouta à sa collection personnelle une fois revenu au Québec.

Lucette Morin Bernatchez , Membre de la Société des Écrivains Canadiens